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Comprendre // Le déchet, une organisation

 Le déchet, une organisation

Les enjeux et l’organisation du traitement et de la valorisation des déchets

L’économie

La provenance des déchets

Les méthodes de traitement


 Les enjeux et l’organisation du traitement et de la valorisation des déchets

Les risques liés aux déchets

En fonction de leur impact sur l'environnement et des risques qu'ils présentent pour la santé, les déchets peuvent être répartis en trois catégories en fonction de leur potentiel polluant, de leur teneur élémentaire en produit polluant et de leur écotoxicité.

Les déchets dangereux : Ils présentent au moins l'une des propriétés de danger telles que : explosible, comburante, inflammable, irritante, nocive, toxique, cancérogène, corrosive, infectieuse, mutagène, dangereuse pour l'environnement. Ces déchets doivent faire l'objet, en raison de leurs propriétés dangereuses, de sujétions particulières pour leur élimination ou leur valorisation.

Les déchets inertes : Ce sont des déchets qui ne subissent en cas de stockage aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Leur potentiel polluant, leur écotoxicité doivent être négligeables. Ils ne doivent pas porter atteinte notamment à la qualité des eaux de surface ou souterraines.

Les déchets non dangereux : Cette catégorie concerne les déchets qui n’ont pu être classés ni dans la catégorie des dangereux, ni dans celle des inertes. L’ensemble de ces déchets qui, à l'origine, proviennent de la consommation domestique, de l'activité professionnelle ou de la production agricole et industrielle, sont à la fois un risque et une ressource. Eliminés sans précautions, tous les déchets – et à plus forte raison les déchets industriels dangereux risquent non seulement de dégrader les paysages, mais aussi de polluer significativement l'environnement et d'exposer l'homme à des nuisances et des dangers dont certains peuvent être très graves.
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 L’économie
La production de déchets pose de sérieux problèmes de traitement compte tenu des quantités en cause et de la toxicité de certains d'entre eux : source de risques pour l'environnement et pour les êtres humains, elle s'accompagne aussi d'un gaspillage important de matières, de devises, d'énergie et de possibilités d'emploi.

Les matières premières / La balance commerciale
La perte des matières premières contenues dans les déchets contribue à maintenir la France dans une situation fragile. Elle se trouve dépendante de l'étranger pour son approvisionnement en matières premières métalliques industrielles. Elle n'est approvisionnée que pour 15 % de ses besoins à partir de la production minière nationale, pour 30 % par le recyclage et pour 55 % par les importations.

La dépendance de la France pour son approvisionnement en matières premières industrielles ou énergétiques pèse lourd dans le plateau négatif de sa balance commerciale. Les importations de pâte à papier et de métaux non ferreux arrivent au second rang après le pétrole. Par ailleurs certains déchets sont exportés à bas prix pour être valorisés à l'extérieur et revenir parfois en France sous forme de produits finis.


L’énergie
La valorisation des déchets n'est pas seulement une source d'économie directe de matière première, mais souvent une source indirecte d'économie d'énergie. Par exemple, la fabrication d'une tonne d'aluminium première fusion nécessite 30 000 thermies alors que la fabrication d'une tonne d'aluminium recyclé ne nécessite que 1 500 thermies, entraînant une économie d'énergie de 95 %.

Il semble bien qu’au niveau européen, la notion de déchet va évoluer de façon très encadrée vers la notion de produit ; ce produit particulier recelant un gisement de ressources variées : des matières premières « secondaires » et des « fuels », des combustibles de déchets pouvant être utilisés en substitution partielle ou totale à des combustibles classiques (fioul, gaz, bois), des produits précurseurs dans la fabrication de nouvelles énergies (hydrogène).


L’emploi
Aux impacts économiques d'une bonne exploitation du gisement de déchets, il convient d'ajouter les conséquences positives non seulement par la création d'emplois induits mais aussi par la réalisation des investissements correspondants. En effet, toutes les recherches et toutes les innovations qui aboutiront à la création de nouveaux outils ou de nouveaux processus de fabrication auront un impact évident sur la création d’emplois.



 La provenance des déchets
Production des déchets en France en 2004 :

849 millions de tonnes de déchets ont été produites en France en 2004
collectivités : 14 millions de tonnes
ménages : 28 millions de tonnes
entreprises : 90 millions de tonnes
agriculture et sylviculture : 374 millions de tonnes
activités de soins : 0,2 million de tonnes
mines, carrières et BTP : 343 millions de tonnes

33 millions de tonnes de déchets ont été produites en Ile-de-France en 2004

Déchets ménagers et assimilés (y compris déchèteries)
5.7 M de tonnes
Déchets d'assainissement
0.18 M de tonnes
Déchets des collectivités (y compris déchets de marché, de voierie)
0.33 M de tonnes
Déchets industriels et commerciaux banaux
6.54 M de tonnes
Déchets industriels spéciaux
0.65 M de tonnes
Déchets d'activité de soin
0.03 M de tonnes
Déchets agricoles
1.22 M de tonnes
Déchets du bâtiment et des travaux publics
20.60 M de tonnes
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 Les méthodes de traitement
Le tri sélectif

consiste à séparer et récupérer les déchets selon leur nature. Il implique chaque citoyen individuellement et concourt à le responsabiliser dans sa conduite environnementale.

Ce geste de tri permet de réaliser une double économie : énergie employée pour réaliser les emballages, ressources naturelles et matières premières.

La mise en pratique du tri des déchets peut s’effectuer de plusieurs façons :

1. La collecte par « apport volontaire » : des conteneurs spécifiques sont installés en différents points de la commune pour récupérer les produits recyclables.

2 La collecte séparative en porte à porte : la commune met à disposition de ses habitants plusieurs conteneurs différenciés à l'aide d'un code couleur.

3. la collecte mixte : la collecte est partagée entre apport volontaire et collecte séparative en porte à porte. Par exemple, les emballages et déchets non recyclables sont récupérés en porte à porte, tandis que le verre et le papier peuvent être apportés dans des conteneurs centralisés. La collecte mixte est le plus souvent la solution retenue.

4. Il est possible également de collecter les ordures ensemble et d'effectuer le tri ensuite dans un centre de tri. Cette méthode est rarement employée car le tri est compliqué et coûteux.

En France, le tri pour recyclage représente 13 % des quantités collectées.

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L’incinération
L’incinération est le processus de destruction d’un matériau en le brûlant. L’incinération est souvent appelée « Énergie à partir des déchets » ou « des déchets vers l’énergie ».
L’incinération est connue pour être une méthode pratique garantissant un haut degré de qualité sanitaire, pour se débarrasser des déchets contaminés, comme les déchets médicaux biologiques. Beaucoup d’organisations utilisent aujourd’hui l’exposition des déchets à haute température pour les traiter thermiquement. Cette technique inclut la récupération du métal et de l’énergie des déchets solides municipaux comme le stockage adapté des résidus solides (mâchefers) et la réduction du volume des déchets.
L'incinération est une technique éprouvée et répandue, en Europe comme dans les pays en voie de développement, même si elle est soumise à controverse pour plusieurs raisons. Les controverses concernent généralement les problèmes environnementaux et sanitaires liés aux incinérateurs qui ont fonctionné dans le passé, avant l'application des normes actuelles.

Le Stockage
La mise en centre de stockage est une méthode ancienne de traitement des déchets. Au fil du temps, les techniques utilisées pour exploiter ces centres de stockage ont alors évolué dans un premier temps pour limiter ces conséquences sur l’environnement (les Centres d’Enfouissement Technique ou CET) puis pour offrir de réelles capacités de préservation des milieux en garantissant à long terme (30 ans) cette protection (les Centres de Stockage de Déchets Ultimes ou CSDU).

Les déchets sont dirigés, en fonction de leur nature et de leurs caractéristiques physico chimiques dans des CSDU de classe 1 (déchets dangereux), de classe 2 (déchets non dangereux) ou enfin de classe 3 (déchets inertes).
Un Centre de Stockage de Déchets Ultimes comporte des méthodes de rétention des lixiviats, tels que des couches d'argile et des bâches plastiques et des dispositifs de traitement internes ou externes. Les déchets entreposés sont compactés et recouverts pour éviter d'attirer les souris, les rats ainsi que les oiseaux et limiter ainsi l'éparpillement. Beaucoup de décharges sont aussi équipées de systèmes d'extraction des gaz installés après le recouvrement pour extraire le gaz produit par la décomposition des déchets.
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Compostage et fermentation
Les déchets organiques, comme les végétaux, les restes alimentaires, ou le papier, sont de plus en plus recyclés. Ces déchets sont déposés dans un composteur ou un digesteur pour contrôler le processus biologique de décomposition des matières organiques et tuer les agents pathogènes. Le produit organique stable qui en résulte est recyclé comme paillis ou terreau pour l’agriculture ou le jardinage.
Il y a un très large éventail de méthodes de compostage et de fermentation qui varient en complexité du simple tas de compost de végétaux à une cuve automatisée de fermentation de déchets domestiques divers. Ces méthodes de décomposition biologique se distinguent en aérobie (air), comme le compost, ou anaérobie (sans air), comme les digesteurs, bien qu’existent aussi des méthodes combinant aérobie et anaérobie.

Traitement biologique et mécanique
Le traitement biologique et mécanique (TBM) est une technique qui combine un tri mécanique et un traitement biologique de la partie organique des déchets municipaux.
La partie « mécanique » est souvent une étape de tri du vrac et permet de retirer les éléments recyclables du flux de déchets (tels les métaux, plastiques et verre) et de les traiter de manière à produire un carburant à haute valeur calorifique nommé combustible dérivé des déchets.
La partie « biologique » se réfère quant à elle à une fermentation anaérobique ou à un compostage. La fermentation anaérobique détruit les éléments biodégradables des déchets pour produire du biogaz et du terreau. Le biogaz peut être utilisé pour créer de l’énergie renouvelable.
Le TBM est de plus en plus reconnu comme une méthode efficace dans les pays où les techniques de gestion des déchets évoluent comme le Royaume-Uni ou l’Australie.

La pyrolyse et la gazéification
Ce sont deux méthodes liées de traitements thermiques où les matériaux sont chauffés à très haute température et avec peu d’oxygène. Transformant les matériaux en énergie cette méthode est plus efficace que l’incinération directe, plus d’énergie pouvant être récupérée et utilisée.
La pyrolyse des déchets solides transforme les matériaux en produits solides, liquides ou gazeux. L’huile pyrolytique et les gaz peuvent être brûlés pour produire de l’énergie ou être raffinés en d’autres produits. Les résidus solides (charbon) peuvent être transformés plus tard en produits tels les charbons actifs.
La gazéification est utilisée pour transformer directement des matières organiques en un gaz de synthèse composé de monoxyde de carbone et d’hydrogène. Ce gaz est ensuite brûlé pour produire de l’électricité et de la vapeur.

Le traitement des déchets ménagers en Essonne :
645000 tonnes de déchets ménagers par an sont éliminées en Essonne, par 8 syndicats intercommunaux.
De cette quantité, 44% sont incinérés pour fournir de l’énergie, 31% sont stockés en décharge, 14% sont recyclés, 11% sont compostés ou méthanisés





 

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